Pôle International de Production et Diffusion
Un pôle français dédié à la coopération artistique internationale
Le Pôle International de Production et de Diffusion est un nouveau label du Ministère français de la Culture, créé pour renforcer la circulation mondiale des artistes et des œuvres contemporaines. Il repose sur l’alliance stratégique de 4 scènes nationales françaises, situées au nord de Paris, au cœur d’un territoire frontalier avec la Belgique, l’un des écosystèmes artistiques les plus dynamiques d’Europe. Ces quatre institutions unissent leurs moyens, leurs savoir-faire et leurs réseaux pour devenir un point d’ancrage puissant et lisible pour toute organisation internationale souhaitant collaborer avec la France.

Chorégraphe danseur
Une écriture chorégraphique qui réinvente le corps dansant
Sofiane Chalal appartient à cette génération de chorégraphes qui redéfinissent les frontières du corps dansant. Issu des cultures urbaines, il a fait de la rencontre entre hip-hop et danse contemporaine un terrain d’expérimentation où chaque mouvement cherche à saisir le monde : son poids, son souffle, ses ombres et sa lumière. Ses créations interrogent les tensions entre force et fragilité, humour et gravité. Ce qui le distingue, c’est sa manière d’engager la danse comme un acte de réparation : un espace où le corps, trop souvent assigné à son apparence, retrouve sa puissance symbolique et sensible. Avec XXL, il poursuit cette recherche auprès de cinq interprètes aux trajectoires singulières, réunis dans une énergie de présence, de virtuosité et de légèreté. Sa chorégraphie dépasse les frontières esthétiques et culturelles pour interroger la manière dont chaque société façonne le regard porté sur le corps. Sofiane Chalal ne plaide pas pour la tolérance : il propose la réinvention — celle d’un monde où le corps, quel qu’il soit, n’a plus à se justifier d’exister en mouvement.

Metteuse en scène performeuse
Une écriture scénique qui ouvre l’espace aux corps queer et racisés
Rébecca Chaillon est une artiste majeure de la scène contemporaine française, dont la démarche performative explore frontalement les questions de corps, de race, de genre et de représentations LGBTQIA+. Son travail mêle politique et intime dans une langue scénique directe, souvent radicale, toujours sensible. Ses créations interrogent les normes, déplacent les imaginaires et mettent en lumière des identités longtemps marginalisées. Par une présence scénique puissante et une écriture performative exigeante, elle ouvre un espace où les corps racisés, les identités queer et les subjectivités minorisées deviennent des forces dramaturgiques centrales. Aujourd’hui largement repérée en Europe, Rébecca Chaillon développe un parcours international structuré, mêlant tournées, collaborations et invitations dans les grands festivals. Son œuvre s’adresse aux partenaires qui souhaitent accueillir des formes artistiques engagées, inclusives et profondément ancrées dans les enjeux sociaux contemporains.

Metteur en scène comédien • auteur
Un théâtre politique qui interroge le pouvoir, l’histoire et le présent
Formé en sciences politiques à Lille, Hugues Duchêne approfondit sa pratique artistique à l’École du Nord avant de rejoindre la Comédie-Française comme comédien stagiaire. En 2017, il fonde à Lille sa compagnie Le
Royal Velours, au sein de laquelle il développe un travail où le théâtre dialogue étroitement avec les réalités politiques contemporaines, l’histoire et le débat citoyen. Sa précédente création, Je m’en vais mais l’État demeure, vaste fresque théâtrale consacrée au premier quinquennat d’Emmanuel Macron, a été présentée dans plus de vingt théâtres à travers la France, pour près d’une centaine de représentations. Plus récemment,
L’Abolition des privilèges, solo virtuose revisitant la nuit historique du 4 août 1789 à Versailles, a dépassé les 200 représentations en 2026, confirmant la capacité de Duchêne à conjuguer acuité politique, clarté narrative et forte adhésion du public. Profondément engagé dans l’exploration des enjeux politiques par le théâtre, Hugues Duchêne prépare actuellement une nouvelle création, J’attends peu, j’aspire à beaucoup, une œuvre d’anticipation politique à la croisée du théâtre et de la fiction spéculative. Projetée à l’horizon des cinquante prochaines années, la pièce invite le public à réfléchir aux notions de pouvoir, de démocratie et d’avenirs collectifs.

Chorégraphe danseuse
Une écriture chorégraphique qui questionne l’engagement, le collectif et le désir
Diplômée du CNSMDP (Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris) et de l’Université Paris VIII, Tatiana Julien débute comme interprète auprès de chorégraphes tels que Thomas Lebrun, Olivier Grandville et Boris Charmatz. Parallèlement à son parcours d’interprète, elle développe une œuvre personnelle forte, à la croisée des formes scéniques, des performances in situ et des projets participatifs de grande ampleur. Depuis 2012, elle a créé plus d’une douzaine de pièces, performances et installations (Turbulence, Soulèvement, After,Not Ending, Decay, Une nuit entière coécrite avec Anna Gaïotti, En fanfaaare !, etc.), réunissant régulièrement artistes professionnels et amateurs. Son travail interroge de manière constante les formes d’engagement collectif, la dimension politique des corps et la place du spectateur, envisagé comme citoyen actif plutôt que simple observateur. Pour sa nouvelle création Monster Mother, Tatiana Julien explore les notions de monstruosité, de désir et de sexualités réinventées. S’inspirant du pole dance, des freak shows et du cabaret queer, la pièce ouvre un espace où les corps marginalisés et les expressions non normatives deviennent des lieux de puissance, de plaisir et de transformation. Tatiana Julien fait partie du réseau APAP – Feminist Futures et bénéficie actuellement du soutien du programme européen EMERGE.

ouvrir grand les frontières de la création
Le Pôle International de Production et de Diffusion des Scènes Unies du Nord s’appuie sur une conviction profonde : la coopération artistique ne se limite pas à un territoire, elle se construit « en mouvement », au croisement des imaginaires, des pratiques et des ambitions.
À 2h de Paris et 45 minutes de Bruxelles, le Phénix dispose de 4 salles (120 à 760 places), d’un studio et de logements, pour plus de 35 000 spectateurs annuels. Pôle européen de création depuis 2016, il s’inscrit dans une dynamique internationale continue, notamment à travers ses festivals Cabaret des Curiosités et NEXT, qui connectent les réseaux artistiques français, belges et nord-européens.
Situé à la frontière franco-belge, à 1h de Bruxelles et 2h de Paris, le Manège comprend 7 salles (180 à 1 100 places), 12 logements et accueille environ 40 000 spectateurs par an. Son ancrage européen historique lui permet d’entretenir des collaborations continues avec la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne et le Luxembourg. Il développe une activité soutenue de production déléguée et de coproductions internationales, ainsi que des résidences longues nécessitant un savoir-faire technique important.
À 1h30 de Paris, la MCA accueille environ 40 000 spectateurs par an. Elle dispose de deux salles, le Grand et le Petit Théâtre (1 060 et 300 places), d’une black box d’une capacité de 120 places, le New Dreams, d’un studio d’enregistrement professionnel, d’espaces d’exposition et de huit chambres pour accueillir les artistes. Centre de production solide, elle accompagne de nombreuses créations dans les domaines du théâtre, de la danse, du jazz (Label Bleu) et des arts visuels.
Située au cœur de la métropole lilloise, à 1h de Bruxelles et 1h de Paris en TGV, elle réunit deux salles (432 et 114 places), un espace de répétition, un cinéma et accueille près de 55 000 spectateurs par an. Son histoire est marquée par une ouverture constante à la scène européenne et internationale, notamment via les festivals NEXT et 100% Magie et une expertise reconnue en accessibilité et en surtitrage.
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